Les chauves-souris utilisent diverses cavités : les arbres, les grottes souterraines, les ouvrages d’art et les bâtiments. Malheureusement, nombre de ces cavités sont désertées petit à petit du fait du déboisement, du dérangement humain ou des travaux de rénovation. Afin de subvenir à ce manque de logements, vous pouvez leur proposer des gîtes adaptés à leurs besoins. Lors des chaudes journées d’été, les chauves-souris aiment à se réfugier derrière les volets ouverts, exposés plein sud.

Gîtes pour chauve-souris © LPO AuRA

 

Exemples d’aménagements pour favoriser la présence des chauves-souris :

Installer une chiroptière (petite ouverture dans le toit) à l’aide d’un professionnel. D’une manière générale, l’ouverture doit être de 40cm de large pour 7cm de haut (afin d’empêcher l’accès aux pigeons), située à mi pente de la toiture et hors éclairage extérieur direct.

Dans le cadre d’une cave, ou d’une grange fermée par une porte par exemple, réalisez une petite ouverture sur le haute de cette porte : 15cm de haut pour 40 à 60cm de large afin de laisser circuler les chiroptères.

Installer un gîte à chauve-souris : un gîte facile à construire est une boîte assez plate, avec un accès par-dessous, et respectant les dimensions suivantes : 20 x 32 x 7 cm avec une entrée de 2 x 20 cm. Posez le gîte en hauteur, à partir de 2,5 m, sur une façade ensoleillée de maison ayant un accès dégagé (absence de branches ou buissons) permettant l’accès en vol des chauves-souris.

 

Si vous observez une colonie de chauves-souris chez vous :

  • Ne pas les déranger
  • Conserver des ouvertures pour maintenir leur circulation
  • Pour limiter le désagrément lié aux déjections, installer une bâche sous la colonie pour récupérer le guano : dilué à 50% avec de l’eau (car très riche !), il peut servir d’engrais naturel.
  • Les chauves-souris sont intégralement protégées : si vous rencontrez des difficultés de cohabitation, contactez-nous à soschiro.rhone[at]gmail.com. Si vous trouvez une chauve-souris blessée dans la Rhône, contactez l'Hirondelle, centre de soins pour animaux sauvages.


Saviez-vous que la présence de ce mammifère volant permet de lutter naturellement contre les moustiques ? Un individu peut consommer jusqu’à 600 moustiques en une nuit !


> Aménagements dans les toitures et les combles : cliquez ici.

> Fabriquer un gîte de façade pour les chauves-souris : cliquez ici.

Chaque année, dans certains territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes, la LPO mène une campagne de protection des busards cendrés, un rapace migrateur qui niche au sol parfois dans les cultures, au péril de la survie des nichées lors des moissons.

Busard cendré mâle – Guillaume Brouard

L’équipe des « busardeux » commence donc, dès le mois de mars, à prospecter les sites potentiels de nidification, à repérer les couples grâce aux magnifiques parades qu’offrent ces rapaces, et si besoin à intervenir directement auprès des agriculteurs pour protéger les nids dans les parcelles.

Pour cela, les observateurs, bénévoles et salariés, ont besoin de jumelles et de longues-vues pour les nombreuses heures d’observation qu’ils vont cumuler afin de suivre l’installation des couples jusqu’à l’envol des jeunes.

Nous faisons aujourd’hui un appel massif pour savoir si vous pourriez donner vos jumelles et/ou longues-vues à l’équipe des busardeux afin qu’ils puissent prospecter dans les meilleures conditions possibles. Peut-être avez-vous une paire de jumelles que vous avez remplacée mais toujours conservée ? Une ancienne longue-vue qui ne vous sert plus ?

Nous vous remercions pour ce don que vous pourriez faire à nos équipes, afin que cette année comme les autres, des centaines de jeunes busards puissent prendre leur envol en toute sécurité.

Si toutefois vous pouvez nous aider, merci de remplir le formulaire : https://framaforms.org/materiel-optique-pour-les-busardeux-1618219453

Les busardeux vous remercient !

 

 

Le Chat domestique est l'animal préféré des français, avec plus de 13 millions de représentants dans les foyers. Ses instincts de chasse en font un prédateur de la petite faune sauvage, et doivent nous interroger sur son rôle dans le fragile équilibre entre proies et prédateurs. Introduit par l’Homme, le chat domestique est une espèce que l'on peut considérer comme « invasive » dans les écosystèmes.

En 2018, plus de 11% des animaux accueillis en centres de sauvegarde LPO furent des animaux blessés par des chats : 84 % sont des oiseaux, 16% sont des mammifères ou des reptiles. La bibliographie nous permet d'estimer (extrapolation) à 75 millions le nombre d’oiseaux tués, en une année, en France.

 

Chat domestique (Felis sylvestris catus) - Crédit photo : Jennifer Barnard 

 

Consciente de la nécessité de limiter l’impact des chats, la LPO s’est attaquée à cet épineux problème. Suite à des études réalisées en lien avec le Muséum National d'Histoire Naturelle et à des expérimentations conduites depuis 2016, la LPO propose des solutions respectueuses du bien-être du chat, pour limiter son impact sur la petite faune des jardins. Aucune solution ne supprimera totalement les victimes, mais le cumul de solutions contribuera à en réduire le nombre.

Voici quelques exemples de solutions qui y sont proposées : Aménager son jardin avec des zones de refuges ; Installer une grille Stop Chat ou un Stop Minou ; Créer son répulsif « maison » et planter des plantes répulsives ; Utiliser des colliers à clochette ou de couleur ; Stériliser son chat ; Stimuler son chat et jouer avec lui ; Ne pas abandonner son chat dans la nature...

Retrouvez ces solutions sur différents outils :

 

Vidéos youtube :

Les solutions au jardin pour limiter la prédation du chat et protéger la petite faune sauvage >VOIR LA VIDEO<

Prendre soin de son chat pour limiter la prédation et protéger la petite faune sauvage >VOIR LA VIDEO<

 

Les mesures de confinement prises face à l’épidémie de coronavirus interdisent toutes les activités bénévoles de la LPO, y compris les prospections. Seuls les salariés sont à ce jour légalement autorisés à poursuivre une partie seulement de leurs actions de terrain. Allons-nous cesser d’observer pour autant ? Certainement pas ! Puisqu’il est interdit de sortir,

Observez de chez vous !

C’est l’objet du petit programme de circonstance « Confinés mais aux aguets » proposé par le réseau Faune-France dont fait partie notre base participative faune-rhone.org

Concrètement, nous sommes invités à observer et noter sur Faune-Rhône ou via l’appli NaturaList, de préférence sous forme de listes complètes tout ce que nous pouvons voir depuis chez nous en nous tenant strictement au respect des consignes sanitaires : oiseaux nicheurs du jardin et sur nos toits, mammifères, insectes...

Nous insistons énormément sur la fonctionnalité Liste complète car elle garantit que vous avez noté tout ce que vous avez identifié pendant un laps de temps donné, ce qui facilite grandement l’exploitation scientifique de ces données. La France est particulièrement en retard sur ses voisins dans ce domaine.

Si vous utilisez le module Oiseaux des jardins (« Transmettre les informations de mon jardin »), il s’agit automatiquement de listes complètes.

Vous trouverez sur ce lien un descriptif détaillé de l’art et la manière de saisir des listes complètes.

Non seulement cette démarche permettra de collecter un minimum d’information naturaliste sur ce début de printemps, mais elle vous fera sans doute découvrir une richesse jusque-là cachée par un regard trop pressé ou simplement par le vacarme urbain.

Même depuis un balcon du centre dense de Lyon, vous pouvez sans doute observer les Pigeons ramiers et colombins, le Merle noir, le Rougequeue noir, les Mésanges bleue et charbonnière, des allées et venues de Hérons cendrés ou de Milans noirs, des pies, corneilles, verdiers, chardonnerets, voire un Faucon crécerelle, des osmies, des xylocopes et bien d’autres étonnants visiteurs encore.

C’est à vous ! N’hésitez pas non plus à partager l’initiative autour de vous, à commenter vos résultats sur les réseaux sociaux – sur Twitter, utilisez #SauvagesConfinement

Merci à tous !