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Hirondelles et martinets…

Des oiseaux remarquables à protéger !

 

Retrouvez toutes les rubriques de cette page dédiée aux hirondelles et martinets :

 

 

Les hirondelles sont arrivées ! Mais qui sont-elles ? D’où viennent-elles ?

En Auvergne-Rhône-Alpes, il est possible de rencontrer quatre espèces d’hirondelles : l’hirondelle de fenêtre, citadine bien connue, l’hirondelle rustique, favorite des campagnes,
l’hirondelle des rochers, plus rupestre, et l’hirondelle de rivage que l’on trouve sur les berges des fleuves et rivières.

Les plus communes, l’hirondelle de fenêtre et l’hirondelle rustique, sont facilement reconnaissables dans les airs.

 

Hirondelles de fenêtre au nid © Philippe Rivière
Hirondelles rustiques © Michel Erhart

Citadine et grégaire, l’hirondelle de fenêtre niche en colonie dans les villes et les villages, souvent au niveau des coins de fenêtre ou sous les avant-toits. Reconnaissable facilement grâce à son croupion, sa gorge et son ventre entièrement blancs contrastant largement avec ses ailes noires, vous l’avez probablement déjà vue.

Elle construit son nid (ou répare celui de l’année précédente) avec de la boue et des brins d’herbe et se nourrit exclusivement d’insectes volants.

L’hirondelle rustique est principalement rurale, et niche à l’intérieur des bâtiments (granges, étables). On la reconnait grâce au long prolongement de la queue par des filets, pouvant atteindre 2,8 cm chez la femelle et 3,5 cm chez le mâle. Posée, il est facile d’observer sa gorge rouge brique qui la caractérise. Elle chasse les insectes souvent près du sol, à proximité du bétail mais aussi à la cime des arbres.

 

Grandes migratrices, les hirondelles effectuent chaque printemps et chaque automne plus de 6000 km pendant leur migration. Revenues pour certaines jusque du sud de l’Afrique, elles arrivent en France entre février et avril et repartent en octobre, en fonction des conditions météorologiques. En France, les hirondelles sont entièrement protégées par la loi. Ainsi, il est strictement interdit de détruire ou d’enlever les œufs ou les nids, y compris en dehors de la période de présence des oiseaux, mais aussi de mutiler, capturer, transporter, vendre ou déranger intentionnellement ces oiseaux.

 

Hirondelle de fenêtre © Guy Bourderionnet Hirondelles rustiques © Guy Bourderionnet

 


Le cri de l’été

Oiseaux migrateurs, les martinets noirs et les martinets à ventre blanc survolent la région Auvergne-Rhône-Alpes de mars à octobre, accompagnant nos soirées d’été grâce à leur cri caractéristique et leur vol rapide en groupe.

Martinet à ventre blanc © Loic Le Comte Martinet noir © Guy Bourderionnet

 

On peut les confondre avec les hirondelles, mais leurs ailes en forme de boomerang les rendent bien reconnaissables. Ils arborent un plumage entièrement brun foncé, presque noir, et présentent en commun une tâche claire au niveau de la gorge.

Nichant principalement dans les anfractuosités des bâtiments, le martinet noir est une espèce commune des villes et villages de France. On le voit planer dans le ciel de notre région d’avril à août.

En revanche, le martinet à ventre blanc, reconnaissable grâce à (comme son nom l’indique) son ventre blanc, se retrouve davantage en altitude dans des zones de montagnes et de falaises, mais quelques colonies nicheuses commencent à se créer dans certaines villes (Saint-Étienne, Lyon…). Il est présent en Auvergne-Rhône-Alpes de mars à octobre.

 

Ces deux espèces de martinets sont des oiseaux migrateurs qui se nourrissent exclusivement d’insectes volants. Ils passent une grande moitié de l’année en Afrique et rejoignent nos régions au printemps, pour en repartir pour certains dès le mois d’août (martinets noirs), pour d’autres à l’automne (martinets à ventre blanc), à notre plus grand désespoir !

Le saviez-vous ? Les martinets ne se posent presque jamais ! Ils dorment, mangent et se reproduisent en volant. Ils ne se posent que pour pondre, couver et nourrir leurs petits.

Fidèles à leur compagnon et à leur site de nidification, les couples se forment pour la vie et se retrouvent chaque printemps dans le même nid, pour peu que ce dernier n’ait pas été détruit ou rebouché… En France, les martinets sont entièrement protégés par la loi. Ainsi, il est strictement interdit de détruire ou d’enlever les œufs ou les nids, y compris en dehors de la période de présence des oiseaux, mais aussi de mutiler, capturer, transporter, vendre ou déranger intentionnellement ces oiseaux.

Martinet noir © Guy Bourderionnet Martinet noir © Guy Bourderionnet

 


Martinet noir © Guy Bourderionnet

40% de réduction sur les martinets et hirondelles, ça vous intéresse ?

Proches des Hommes, qu’ils ont habitué à leur arrivée printanière et à leur ballet aérien, les martinets et les hirondelles en sont aussi les victimes…

En 30 ans, les populations d’hirondelles ont diminué d’environ 30% en Auvergne-Rhône-Alpes et partout en France. C’est surtout le cas de l’hirondelle de fenêtre et de l’hirondelle rustique, qui subissent de plein fouet la diminution des insectes et la destruction des nids ou sites de nidification.

Les martinets ne sont pas en reste, avec une diminution pouvant aller jusqu’à 48% dans certains territoires pour les mêmes raisons !

Pourtant, les hirondelles et les martinets jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes. En se nourrissant exclusivement d’insectes volants, ces oiseaux nous débarrassent des mouches, moustiques et autres bestioles que l’on juge trop abondantes.

Mais nous ne les remercions pas comme il se doit… Déjà victimes de causes naturelles, comme de mauvaises conditions météorologiques, une migration difficile ou la prédation de certains oiseaux, les hirondelles et martinets souffrent principalement des actions des Hommes :

Heureusement, il existe plusieurs façons d’aider les hirondelles et martinets à survivre malgré ces conditions difficiles.

 

Hirondelle rustique © Danièle Moreau Hirondelle de fenêtre © Lana Petrod

 


Hirondelles de fenêtre © P. Rivière
Jeunes hirondelles rustiques © D. Moreau
Martinet noir avec une boule de nourriture
dans le bec © G. Bourderionnet

Hirondelles et martinets : vivre sous le même toit !

Pendant quelques mois, parfois sans le savoir, nous cohabitons avec les hirondelles et martinets qui utilisent les avancées de toit, les anfractuosités des murs ou les bâtiments ouverts pour nicher et élever leurs petits. Mais comment cohabiter au mieux pour être sûr de ne pas se déranger les uns les autres ? Voici quelques conseils et astuces…

Comment accueillir les hirondelles et martinets ?

Par des gestes très simples, il est facile d’offrir gîte et couvert à ces oiseaux remarquables.

 

Le gîte

Pour que les hirondelles rustiques puissent nicher librement dans les bâtiments et effectuer leurs allées et venues pour la construction des nids et le nourrissage des jeunes, vous pouvez favoriser l’accès à certains bâtiments (grange, garage…) avec des petites ouvertures temporaires de 12 x 8 cm minimum. Attention, une fois que les hirondelles sont entrées dans le bâtiment et ont commencé un nid, il faudra bien veiller à ce que l’ouverture soit maintenue accessible et libre de tout obstacle pendant toute la saison de reproduction… mais également l’année prochaine. Hirondelles et martinets sont fidèles d’une année sur l’autre à leur site de reproduction !

Le nid des hirondelles est construit à partir de boue, de brins d’herbe et de paille, agglomérés avec de la salive. Mais avec l’artificialisation des sols, ces oiseaux rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver de la boue. Aussi, vous pouvez leur mettre à disposition des bacs à boue, régulièrement entretenus pour éviter un surplus ou un manque d’eau (la boue doit pouvoir s’assembler en boulettes à coller). Vous pouvez également disposer un tas de foin ou de paille dans un endroit dégagé pour faciliter la construction de leur nid.

Si vous avez remarqué la présence d’une colonie d’hirondelles ou de martinets non loin de chez vous, vous pouvez installer des nichoirs artificiels (faits main ou achetés tout prêts) pour tenter de les accueillir. Ces oiseaux vivant en colonie, il est préférable d’installer plusieurs nids pour espérer les voir venir.

 

Le couvert

Parce que les hirondelles et martinets se nourrissent exclusivement d’insectes volants, il est important de favoriser la venue et le développement des insectes, en bannissant les pesticides, en fauchant raisonnablement son terrain (tonte variée en laissant des zones non fauchées), en plantant des espèces végétales locales, ou même en construisant une mare. Votre jardin deviendra alors un véritable garde-manger pour les hirondelles, les martinets, mais aussi les mésanges, rougequeues… et même les hérissons !

 

Comment cohabiter avec ces oiseaux ?

Sans avoir fait quoi que ce soit chez vous, et parfois même sans vous en apercevoir, des hirondelles ont pu s’installer sur votre façade, ou des martinets sous votre toit. Bonne nouvelle ! Votre maison est accueillante et les oiseaux y trouvent de quoi se nourrir.

La cohabitation n’est pas toujours facile mais c’est pourtant la seule possibilité qui s’offre à vous, hirondelles et martinets étant protégés par la loi.

Voici quelques conseils pour que celle-ci se passe au mieux :

Par exemple, des salissures peuvent apparaître sur votre mur à cause des fientes laissées par les hirondelles. Rien de grave ! Nous vous conseillons d’installer une petite planche en bois sous le nid qui recueillera les fientes et ne tâchera pas votre mur. Pour éviter l’accès au nid par les prédateurs, placez la planche à 40 centimètres sous le nid et légèrement décollée du mur (1 cm), pour éviter que cette planchette ne se transforme en support favorable à la construction de nouveaux nids !

Planchette sous nichoirs artificiels © LPO Aura

 

Vous avez prévu de faire des travaux de rénovation ou de construction sur votre façade ou votre toiture ? Pas de panique.

  1. Contactez votre artisan en lui spécifiant que la période d’intervention doit être comprise entre octobre et mars (en dehors de la nidification) pour vous éviter toute mauvaise surprise et vous mettre hors-la-loi malgré vous (détruire les nids est interdit et sévèrement puni).
  2. Si des nids sont visibles ou que vous avez connaissance d’oiseaux qui nichent sous le toit, contactez la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) bien avant le début des travaux pour les autorisations éventuelles à obtenir ; et la LPO en complément pour avoir des conseils pour conserver ces espèces protégées.
  3. Profitez des échafaudages pour mettre en place les aménagements compensatoires prévus et réfléchis au départ du projet avec la DREAL et la LPO.

 

Liens utiles :

 


Hirondelles rustiques © Dominique Joubert

A vos jumelles ! Devenez de véritables sentinelles en observant martinets et hirondelles

Visibles plusieurs mois dans l’année, du printemps à l’automne, les hirondelles et martinets sont présents dans nos villes et villages. Afin de rendre compte de l’état des populations et de leur évolution dans le temps, la LPO mène depuis plusieurs années et dans différents territoires des études sur ces espèces : observation des lieux et périodes de présence, étude de la nidification, comptages des nids, adultes et jeunes à l’envol… ou encore recherche et signalement de destruction de nids. Cette dernière situation, alors qu’hirondelles et martinets sont protégés par la loi, n’arrange en rien le déclin alarmant que ces espèces subissent !

Les suivis et comptages sont menés pour une partie par les salariés de la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, notamment dans le cadre de projets en partenariat avec des collectivités territoriales ou des entreprises. Mais les suivis bénévoles sont majoritaires et indispensables ! Et ils permettent de couvrir une large partie du territoire pour que les analyses soient les plus pertinentes possible.

Vous souhaitez aussi participer à la connaissance naturaliste et à la protection de ces espèces remarquables ? Apprenez à les reconnaître !

Hirondelle de fenêtre © François Desbordes Hirondelle rustique © François Desbordes
Martinet noir © François Desbordes Martinet à ventre blanc © François Desbordes

 

Et rendez-vous sur nos plateformes de sciences participatives :

 Faune-Rhône ; Faune-Loire ; Faune-Auvergne et tous les autres !

Plan de sauvegarde hirondelles et martinets de la Métropole de Lyon

+ d'info pour contribuer au suivi des hirondelles et martinets dans le Rhône : Hirondelles et Martinets

 

Si vous avez connaissance d’un lieu de nidification d’hirondelles ou martinets qui risque d’être détruit, contactez-nous immédiatement : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La destruction de nids d’hirondelles ou martinets est strictement interdite et à éviter à tout prix. Le fait d’avoir connaissance de projets (ravalement de façade ou travaux sur les toits par exemple) à l’avance permet de proposer des solutions alternatives (décalage des travaux, mesures compensatoires etc.).

 


Martinets recueillis au centre
de sauvegarde LPO (63) © LPO AuRA

Épisodes de fortes chaleurs : que faire si vous trouvez un martinet au sol ?

Avec les fortes chaleurs qui nous attendent, les jeunes martinets qui grandissent sous des tuiles ou dans des cavités fortement exposées au soleil vont souffrir de la chaleur.

Les jeunes vont alors chercher désespérément un peu de fraîcheur à l’entrée du nid au risque de tomber au sol et de se mettre en danger (chats, voitures…). Beaucoup se penchent trop en avant et tombent alors qu’ils ne sont pas encore prêts à voler.

Contrairement à beaucoup d’autres espèces d’oiseaux, les martinets adultes ne nourrissent plus leurs petits hors du nid : un martinet au sol est donc, sans intervention, un martinet condamné. Ses petites pattes et ses grandes ailes, très utiles pour lui permettre de passer la quasi-totalité de sa vie en vol, l’empêchent de se réenvoler depuis le sol.

De plus, les nids étant bien souvent inaccessibles, il est impossible de redéposer à l’intérieur les oisillons sortis trop tôt. L’été, les centres de soins sont saturés de jeunes martinets tombés du nid.

 

Que faire si vous trouvez un martinet au sol ?

Avant de transférer un martinet vers un centre de soins de la faune sauvage, vous pouvez déjà vérifier s’il s’agit d’un jeune ou d’un individu en capacité de voler. Pour cela, regardez ses ailes : très longues qui se croisent et dépassent la queue d’environ 1,5 cm ? L’oiseau est paré pour l’envol. Sinon, il s’agit d’un juvénile et il est alors indispensable de contacter le centre le plus proche de chez vous.

S’il est adulte, rater le premier vol est assez fréquent chez les martinets. Assurez-vous qu’il est en état de s’envoler à nouveau : prenez-le en main, à plat, s’il déploie ses ailes et essaye de s’envoler, cela veut dire qu’il est prêt à (re)partir ! Ainsi, trouvez un endroit enherbé (souple pour amortir l’atterrissage en cas d’échec), au mieux en pente douce, pour lui donner une impulsion vers le ciel et lui offrir une seconde chance de s’envoler. S’il échoue, contactez le centre de soins le plus proche de chez vous. Dans tous les autres cas ou dans le doute, il est préférable de contacter le centre de soins le plus proche de chez vous qui vous donnera les meilleurs conseils après analyse de la situation.

 

AURA   LPO Agirpourlabio Auvergne Rhne Alpes